LA PYRAMIDE OUBLIÉE DE GIZEH

Publié le par Galaxien

La pyramide oubliée, est un documentaire (1h28) sur la 4ème pyramide de Gizeh, celle du pharaon Djédefrê. Des archéologues ont fait une surprenante découverte à 8 kilomètres du site. Ils pensent avoir trouvé les fondations d’une 4ème pyramide, bien plus importante que les trois autres, et beaucoup plus majestueuse que n’importe quel monument d’Égypte. Grâce aux techniques modernes, les scientifiques vont essayer de remonter le temps de plus de 4.000 ans en arrière pour comprendre ce qu'il s’est réellement passé.   Suite ci-dessous.

 

Les trois pyramides de Gizeh sont l'un des plus beaux vestiges laissés par les égyptiens de l'Antiquité. Ce documentaire décrit les travaux passionnants d'une équipe de scientifiques qui ont mis en évidence l'existence, à proximité, d'une quatrième pyramide.
À la mort de Khéops, puissant pharaon de la quatrième dynastie dont la pyramide est la plus célèbre du plateau de Gizeh, son fils Djédefrê monta sur le trône. Il régna de 2580 à 2550 avant notre ère, avant d'être assassiné. Après sa mort et afin d’éviter à son âme de rejoindre les Dieux, sa famille aurait détruit cette pyramide. Le site funéraire qui lui est dédié se trouve à Abou Rawash, à 8 kilomètres au nord du plateau de Gizeh, sur une montagne, dans un endroit venteux et inhospitalier.

Il paraît évident à l'équipe d'égyptologues qui vient étudier les lieux que, comme son père, Djédefrê se fit construire une gigantesque pyramide et qu'il la souhaita encore plus haute que celle de son géniteur, qu'il détestait. Mais il reste à le prouver...
Réunis autour de l'historienne Tessa Dunlop, de l'Université d'Oxford, et de Peter Brand de l'Université de Memphis, les experts relèvent le défi. Ils réussissent à percer quelques secrets de la construction de cette pyramide oubliée, et retracent l'histoire de Djédefrê, roi mégalomane et meurtrier de son propre frère, un pharaon puissant et maléfique ayant accomplit d’horribles crimes tout au long de sa vie, qui la fit construire pour s'assurer l'éternité. De nos jours, ce lieu reste une véritable énigme.

Abou Rawash ou Abou Roash, est un site de l'Égypte Antique situé à huit kilomètres au nord du Caire et occupé à deux périodes, l'une datée de l'Ancien Empire, l'autre de l'époque romaine.
Les premières fouilles archéologiques sont conduites en 1901 par Émile Gaston Chassinat, directeur de l'Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire, l'IFAO. Des travaux archéologiques récents menés par Michel Valloggia et entrepris par l'Université de Genève, l'IFAO et le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, ont également mis au jour une nécropole de la IVè dynastie contemporaine de l'édification de la pyramide de Djédefrê qui contient les mastabas de certains membres de la famille royale ainsi que ceux des dignitaires du règne, éclairant davantage encore l'histoire de cette dynastie.

La pyramide de Djédefrê, proche par ses dimensions de la pyramide de Mykérinos, mesurait entre 106 mètres sur sa face sud et 106,2 m. sur son côté nord, avec un décalage par rapport au nord de 48 minutes d'arc vers l'ouest.
Si son élévation actuelle ne dépasse guère douze mètres, sa hauteur initiale devait atteindre théoriquement 68 mètres. Ainsi, elle devait culminer aux environs de 226 m. au-dessus du niveau de la mer, tandis que le sommet du pyramidion de Khéops s'élevait en principe à 206,7 m.
Il est donc permis de se demander si Djédefrê, successeur de Khéops, n'a pas été influencé dans le choix du site par la situation dominante du plateau d'Abou Rawash.

Michel Valloggia, sur complexe funéraire royal, en lien ci-dessous : Depuis près d’un demi-siècle, l’étude des complexes funéraires royaux de l’Ancien Empire a constamment été nourrie par la découverte de nouveaux monuments ainsi que par la reprise des fouilles sur des sites déjà explorés.
Curieusement, l’emplacement d’Abou Rawash, au nord-ouest du Caire, n’a fait l’objet d’aucune enquête systématique depuis les brefs travaux que lui avait consacrés É. Chassinat au début du XXè siècle. Or, il est aujourd’hui reconnu que ces vestiges comptent au nombre des rares maillons manquants dans la série des ensembles réétudiés. Cet oubli est d’autant plus surprenant qu’ils regroupent tous les éléments constitutifs des grands "tombeaux" des souverains de la IVè dynastie.

En dépit des destructions subies et de l’exploitation intensive qui en a été faite depuis l’époque romaine par les carriers, les vestiges conservés offrent l’immense intérêt de présenter de nombreuses ressemblances avec un chantier en construction.
Au terme de treize campagnes, de 1995 à 2007, une image cohérente de ce lieu de mémoire se dégage désormais, et nombre d’hypothèses anciennes demandent à être reconsidérées.

Au terme de ces campagnes, une réévaluation historique suggère que la royauté du fils aîné de Khéops, autrefois considéré comme un renégat, dura au minimum 22-23 ans. Cette longévité a non seulement permis à ce souverain de compléter le dispositif funéraire de son prédécesseur à Gizeh, mais lui a aussi laissé le temps d’achever l’édification de sa propre pyramide à Abou Rawach.
Ces travaux devraient donc contribuer à une révision de l’histoire de cette époque reculée en y adjoignant un volet archéologique méconnu jusqu’ici. Enfin, l’emplacement du site, qui s’inscrit dans une région actuellement menacée par l’urbanisation et l’exploitation du calcaire, appartient à une zone prestigieuse de l’ancienne nécropole royale memphite, dont il convient de préserver le souvenir.
(ifao.egnet.net/archeologie/abou-roach/)

Ces fouilles récentes ont permis de dégager le temple funéraire situé à l'est de la pyramide, déterminant qu'il resta inachevé et qu'il fut terminé par la suite en briques crues. Lors des premiers travaux de dégagement sur le site, on a pu découvrir des représentations de Djédefrê dont une tête en granit rouge est actuellement conservée au musée du Louvre. La position du némes qui coiffe la tête du pharaon laisse penser qu'elle provient d'un sphinx. Depuis, un exemplaire complet d'un sphinx a été découvert et est actuellement conservé au musée du Caire. Il s’agirait alors des premiers exemples connus du genre.

Ainsi, ces travaux archéologiques ont pu déterminer que la pyramide avait bien été achevée et qu'elle commença à être utilisée comme carrière de pierre dès l'époque romaine avec l'installation d'un établissement militaire sur les ruines du temple funéraire de Djédefrê, ce qui explique son état actuel et que l'on a longtemps cru que le projet fut abandonné lors du trépas du roi, et de l'accession au trône de son frère Khéphren.

- Deuxième partie :

 

- Voir aussi :

ÉGYPTE, LES PLUS GRANDES DÉCOUVERTES 

LA RÉVÉLATION DES PYRAMIDES : L'enquête qui change le monde 

GIZEH 2005 - LRPD, de Patrice Pooyard et Jacques Grimault  

PYRAMIDES, LES NOUVELLES DÉCOUVERTES

LES PYRAMIDES D'ÉGYPTE, Superscience

LE MYSTÈRE DES PYRAMIDES

AU COEUR DES PYRAMIDES D'EGYPTE

LES DERNIERS TRESORS D'EGYPTE : Archéologie de l'espace

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L'ÉGYPTE - 3000 ANS D'HISTOIRE : Les Rois et le Chaos

LES SECRETS DES PHARAONS ÉGYPTIENS

AUX ORIGINES DE L'EGYPTE - Les fils d'Horus   

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LES EXTRATERRESTRES ONT-ILS CONSTRUIT LES PYRAMIDES ?

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