AUX ORIGINES DE L'EGYPTE - Les fils d'Horus

Publié le par Galaxien

Les fils d'Horus, est un documentaire (0h51) qui revient sur une période mal connue des égyptologues, celle de la fin de la période prédynastique et de l'avènement des premiers pharaons, dont les quatre fils d'Horus devaient protéger le pharaon défunt en l'aidant à monter au ciel.  Partie 1/2

 

Dans la pensée égyptienne, tout être humain est composé de divers éléments, certains spirituels, d'autres matériels. Les principes spirituels comprennent l'énergie et le corps spirituels, la puissance invisible et, surtout, le ba et le ka. Le ba, l'âme en quelque sorte, représente la partie spirituelle de l'individu qui quitte le corps lorsque survient la mort et retrouve son individualité pour errer à son gré. Représenté sous forme d'oiseau, le ba peut rester dans le caveau, aller dans la chambre funéraire ou flâner au grand air pour retrouver les lieux de promenade privilégiés du défunt.
Le ka reste plus difficile à définir car rien, dans notre langue, ne correspond à cette notion. Il s'agit d'une manifestation des énergies vitales, tant conservatrices que créatrices, survivant à toute mort physique. Quand aux éléments matériels, ils regroupent le corps, le cœur et le nom.


Les quatre fils d'Horus portent le titre de Maîtres des points cardinaux, fonction qu'ils conservent dans leur rôle de protecteurs des vases canopes, chaque viscère devant être correctement orienté suivant son dieu de tutelle.
Ainsi, les lois qui régissent la disposition de ces vases sont très précises : Amset, le génie du Sud à tête d'homme veille avec Isis sur le foie, Hapi, le génie du Nord à tête de babouin veille avec Nephtys sur les poumons, Douamoutef, le génie de l'Est avec sa tête de chacal veille avec Neith sur l'estomac, Khebeh-Senouf, le génie de l'Ouest à la tête de faucon veille avec Selkis sur les intestins.


Les quatre divinités sont connues depuis les Textes des pyramides, aidant le défunt à monter au ciel, mais ce n'est qu'à partir du Moyen Empire qu'elles sont regroupées dans un collectif fixe. Les fils d'Horus sont alors fortement liés à la momification ce qui explique leur rôle de protecteur d'Osiris.
A l'époque romaine, on replace les organes préparés dans les différentes cavités du défunt, à l'intérieur desquelles l'embaumeur ajoute souvent la figurine en cire d'un de ces génies. Ils deviennent alors "les dieux qui sont à l'intérieur de son abdomen", comme le précise le rituel de l'embaumement. On les retrouve sous forme d'amulettes les représentant de profil et momiformes. Il est alors très facile des les identifier grâce à leur visage différent.


Les quatre fils d'Horus, reconnus comme les enfants d'Horus qu'il aime, auraient participé à la momification d'Osiris en lui faisant sa toilette, en le pleurant et en lui ouvrant la bouche avec leurs doigts d'airain. Il est difficile d'expliquer leur origine et de les lier avec les rites funéraires, bien que le chapitre 17 du Livre des Morts rapporte qu'ils ont été placés par Anubis en protection du sarcophage d'Osiris. Ce sont manifestement des divinités mineures protectrices, dotées d'activités multiples. Leur représentation figure souvent sur les parois des sarcophages et des tombes.
Momiformes, debouts ou accroupis, sur la fleur d'un lotus épanoui près d'Osiris, ils empêchent le défunt de souffrir des affres de la faim et de la soif, et le guident dans son ascension vers le ciel, car, dans l'imaginaire populaire, il est facile de les associer à des constellations.


Horus, lui, est un des dieux les plus connus de l’Egypte ancienne. Il est généralement représenté sous l’aspect d’un homme hiéracocéphale, c’est-à-dire à tête de faucon ou d’un faucon éventuellement couronné d’un pschent.
Son nom signifie L’Eloigné, il était le dieu du ciel et était considéré comme le dieu de la royauté. En effet, étant le dernier roi d’Egypte après avoir succédé à son père Osiris, on le considérait comme le protecteur des pharaons qui étaient son incarnation terrestre. D’ailleurs, le nom de pharaon était très complexe. En effet, le souverain portait toujours le nom d’Horus s’identifiant ainsi au dieu suivi de cinq noms-titres communs à tous les souverains et de cinq surnoms propres à chacun des pharaons que le scribe énonçait lors de la cérémonie de couronnement.


Le dieu Horus était honoré et vénéré depuis très longtemps par les anciens égyptiens. Le culte d’Horus est né à Hiéraconpolis au temps des premières dynasties pharaoniques. Petit à petit, son culte s’étend sur tout le pays qui tend à s’unifier. Sous l’Ancien Empire, il était déjà considéré comme le protecteur et l’ancêtre de pharaon.
Horus apparaît dans une infinité de mythes souvent contradictoires révélant ainsi toute la complexité du panthéon égyptien.


Ce documentaire revient sur une période mal connue des égyptologues eux-mêmes, celle de la fin de la période prédynastique et de l'avènement des premiers pharaons.
S'attardant sur ce moment essentiel dans l'histoire de cette civilisation, puisqu'il marque l'unification de l'Egypte, le film éclaire les changements historiques grâce aux différentes évolutions techniques, religieuses, ethniques et politiques.


- Deuxième partie :

AUX ORIGINES DE L'ÉGYPTE - Les fils de Cham

 

- Voir aussi :

LE LIVRE DES MORTS ÉGYPTIEN

POST MORTEM : Egypte, le culte de la mort vers l'immortalité

MAGIE ET RITUELS EN ÉGYPTE ANCIENNE

DIEUX ET DEMONS - L'Egypte, 3000 ans d'histoire

RAMSES II - LE GRAND VOYAGE

OSIRIS, SEIGNEUR DE LA RÉINCARNATION

LA MORT ET LE VOYAGE VERS L'IMMORTALITÉ

HISTOIRE DE L'HOMME 10.000 ANS AVANT J.-C.

LES MANUSCRITS DE LA MER MORTE

Publié dans Egypte antique

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