COBAYES HUMAINS : Les fantômes de l'unité 731

Publié le par Galaxien

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Kizu, les fantômes de l'unité 731, est un documentaire (0h50) sur un secret étouffé pendant 50 ans qui revient à l'époque de 1938 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, où plusieurs milliers de prisonniers de l'occupant japonais ont servi de cobayes aux médecins d'un centre secret.

 
En 1932, l'armée japonaise prend possession de la Mandchourie. Bientôt, les forces nipponnes vont entreprendre une conquête fulgurante de la Chine, de l'Asie du Sud-Est, des Philippines et de l'Indonésie. Le projet de domination de toute l'Asie de l'Est prend forme. C'est également en 1932, qu'une unité japonaise très secrète et dirigée par le médecin Shiro Ishii, s'installe en Mandchourie pour expérimenter et produire à grande échelle des armes bactériologiques.
Pendant 14 ans, cette sinistre entreprise, l'unité 731, va "consommer" des milliers de cobayes humains fournis par la police militaire nippone, la Kempatai. 20 000 japonais vont travailler à produire la peste et le choléra pour porter la mort dans les troupes des forces alliées.

Ce documentaire est basé sur un secret étouffé pendant 50 ans. Les premières images dévoilent le déterrage d'impressionnants stocks d'armes bactériologiques abandonnées dans la plaine Mandchoue et recueillent les confidences d'hommes décidés à livrer, à vider leurs secrets, cette plaie qu'ils gardent au fond de leurs mémoires.

L'histoire de l'unité 731 est l'une des pages les plus sombres de l'histoire récente du Japon. Au lendemain du conflit mondial, ces actes de barbarie ont été tus. Ce fut d'abord un secret de guerre que chacun avait ordre de taire à vie, puis l'affaire devint un secret d'état, lorsque les autorités américaines négocièrent un "oubli" total des faits en échange des rapports sur les expérimentations.

Aujourd'hui encore, Tokyo s'abstient de faire la lumière sur ces atrocités. L'obscurité demeure, en dépit des révélations d'historiens japonais et américains, et des preuves apportées par des victimes chinoises. Ces preuves sont désormais étayées de témoignages d'anciens de l'unité 731 qui, pris de remords au soir de leur vie, sont de plus en plus nombreux à sortir de l'ombre pour avouer les atrocités commises en Mandchourie.
 

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