COMÈTE : LA COLLISION

Publié le par Galaxien

Comète, la collision, est un documentaire (0h45) de la série Terre en furie, qui retrace l'histoire des comètes du passé jusqu'à nos jours, les observations et les conséquences de collision avec la Terre, accompagné par les explications de scientifiques et leurs avis en cas d'impact aujourd'hui sur notre planète.

 

Les comètes sont des petits corps de quelques kilomètres de diamètre composés pour les trois quarts de glaces, principalement de la glace d’eau, et pour le reste, de poussières riches en carbone. Du fait de leur longue orbite, ces objets passent le plus clair de leur temps dans des régions éloignées du Soleil, au-delà de Neptune et de Pluton. Ils sont donc très froids et sous forme solide.
C’est lors de son passage périodique autour du Soleil que se produisent les phénomènes qui font resplendir une comète car, lorsqu’elle arrive dans le Système solaire interne, la glace à la surface de son noyau s’échauffe sous l’effet du rayonnement solaire. En s’échauffant, la glace se vaporise et entraîne avec elle les particules de poussières. Apparaît alors autour du noyau une enveloppe diffuse de gaz et de poussières, appelée la chevelure de la comète, dont la taille peut atteindre jusqu’à 100.000 kilomètres et qui continue à grandir à l’approche du Soleil.


Les comètes figurent sans aucun doute parmi les corps célestes les plus fascinants. Ce privilège s'explique non seulement par l'incontestable délicatesse de leur beauté, mais aussi par l'aura de mystère qui les a toujours entouré. En effet, alors que l'aspect et l'évolution des autres éléments du ciel furent décrits dès l'Antiquité par des modèles complexes de prévision, la nature des comètes est longtemps restée énigmatique, elles apparaissaient soudainement et, se déplaçant lentement dans les constellations, elles restaient visibles pendant quelques jours, voire quelques mois, puis disparaissaient.
D'où provenaient-elles, quelle était leur nature, et où disparaissaient-elles ? L'apparition d'une grande comète, c'est-à-dire d'un astre qui présente une queue de dimensions considérables et dont la chevelure est aussi lumineuse que les étoiles les plus brillantes, ne manquait pas de marquer les esprits et suscitait à la fois la curiosité et la peur.


La première grande comète enregistrée avec certitude apparut en 147 av. J.-C. dans la constellation du Scorpion. Elle fut observée par les chinois. Sa queue était longue d'environ la moitié du ciel. Peut-être s'agit-il de la comète citée par Sénèque, qu'il décrit grande comme le Soleil, rouge comme le feu et lumineuse au point de dissiper les ténèbres. Le philosophe romain fut le seul penseur de l'Antiquité qui émit sur les comètes une opinion qui contestait la pensée dominante d'Aristote, et qui annonçait les théories modernes.
Une autre comète apparut en 32 av. J.-C. D'après les chroniques chinoises, elle était de couleur blanche-bleuté, mesurait 60 à 70 pieds de longueur et un pied de largeur. Pour trouver d'autres apparitions notables, il faut faire un saut de plus de deux siècles, en 178 et en 191 apr. J.-C. La première resta visible pendant 80 jours, alors que la seconde remplissait presque le ciel tout entier. Deux comètes importantes apparurent ensuite en 252 et en 253-254. La seconde resta visible à l'œil nu pendant 90 jours. En 287, les chinois observèrent une comète dotée d'une queue qui, d'après les chroniques, mesurait des centaines de pieds.


En 374 eut lieu le premier passage vraiment spectaculaire de la comète de Halley, dont le dernier remonte à 1986, soit tous les 76 ans. Développant une queue de 100°, elle s'approcha très près de la Terre et dépassa ainsi la magnitude de la planète Jupiter, qui est, après le Soleil, la Lune et Vénus, le corps céleste le plus brillant. En 390, une comète fut observée en Chine, en Corée et à Rome. Se déplaçant des Gémeaux vers la Grande Ourse, elle présenta une queue de 150° et atteignit la magnitude -1.
En 418, un astre de dimensions équivalentes fut observé par les chinois. Diverses chroniques rapportent que la comète se trouvait à l'Ouest de Thai-Wei, la partie occidentale de la Vierge, et ses rayons s'étendaient sur une longueur de plus de 100 pieds, passant à travers Pei-Tou, Tzu-Wei et les étoiles de Chung-Tai, groupes faisant partie de la constellation de la Grande Ourse.


Les astronomes de la Chine ancienne avaient moins de préjugés que leurs homologues européens. Dès 600 av. J.-C., ils observèrent toutes les comètes lumineuses visibles à l'œil nu, ainsi que des étoiles novae, des éclipses, des conjonctions planétaires, des météores, des taches solaires, soit tous les phénomènes qui, en raison de leur caractère imprévisible et extraordinaire, revêtaient une valeur prédictive. L'astronomie chinoise était une discipline officielle, placée sous l'autorité d'un imposant département d'astronomie où travaillaient pas moins de mille personnes. Selon les circonstances, l'apparition des comètes était interprétée comme un événement favorable ou défavorable.
En Occident, les comètes passaient également pour exercer une influence bénéfique ou néfaste. L'interprétation varia, du reste, selon les époques, car on en était resté à l'opinion du grand Aristote pour qui les cieux étaient incorruptibles. L'Antiquité tendait à y voir d'heureux présages, au Moyen Âge on craignait leur apparition. Chez les arabes, en Amérique du Sud chez les aztèques et les incas, les comètes passaient aussi pour annoncer des catastrophes.


Aujourd'hui encore, malgré nos connaissances, les comètes restent des astres très imprévisibles. Les spécialistes en découvrent une vingtaine par an, mais ce n'est que tous les deux ou trois ans, en moyenne, qu'apparaît une comète visible à l'œil nu, et tous les dix ans environ, surgit une grande comète.
Le risque de collision avec des corps célestes s'approchant de la Terre est une réalité. Les effets de la collision seront si grands que la menace astéroïdale doit être reconnue comme un problème mondial sur la base d'une coopération internationale. Dans cette optique, les experts de l'ONU ont salué la réaction de la NASA à l'appel du Congrès américain invitant à planifier, élaborer et mettre en oeuvre un programme d'observation des astéroïdes dont l'objectif serait de détecter, surveiller, et déterminer les caractéristiques physiques des corps célestes au diamètre de 140 m ou plus, pour évaluer le danger qu'ils représentent en cas de collision avec la Terre.


La Terre a conservé plusieurs impacts visibles, dont le mieux conservé est le Meteor Crater en Arizona. Cette cicatrice remonte à environ 49.000 ans et mesure 1186 m de diamètre.
Si l'astéroïde était tombé aujourd'hui sur une mégapole, il aurait rayé de la carte toute la population dans un rayon de plus de 1000 km et provoqué un hiver permanent durant plusieurs mois. Un impact comme celui du Meteor Crater a une chance de se produire tous les 1500 ans en moyenne.
Certains tentent de rapprocher le phénomène impressionnant des comètes à la fin du monde, comme depuis la nuit des temps, mais nous risquons en réalité peu de choses de ces corps célestes qui restent très rares dans les alentours de la Terre, et dont la probabilité d'impact est faible.



- Voir aussi :

COLLISIONS D'ASTÉROÏDES AVEC LA TERRE

ASTEROÏDES : DE LA VIE A LA MORT - Nuit des étoiles

LES ASTÉROÏDES TUEURS - Superscience

APOPHIS 2036 : Terriens en danger ?

L'EMPIRE DU SYSTÈME SOLAIRE - La série des 5 documentaires

AUX ORIGINES DE L'EAU - Superscience


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Fabrice 16/09/2013 23:34

Bonjour,

Est-ce qu'un impact comme le meteor cratère aurait pas plus de probabilités de se produire tout les 150000 ans ? et non tout les 1500 ans.

Galaxien 17/09/2013 00:52



Bonjour Fabrice.


Pour ce type d'astéroïde d'environ 50 m, la fréquence d'impact est de plus ou moins 1000 ans, mais la science ne peu pas donner de chiffre avec exactitude pour aucun corps céleste de toutes
tailles, tout est approximatif et variable selon les études scientifiques et leurs auteurs...


Bonne soirée.