GUY MÔQUET ET LA RÉSISTANCE FRANÇAISE

Publié le par Galaxien

Documentaire sur Guy Môquet (1h15), né le 26 avril 1924 à Paris et mort le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, qui était un militant communiste pendant la Seconde guerre mondiale, célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, Nantes et Paris, en représailles après la mort de Karl Hotz.

Son nom, plus particulièrement associé à celui des vingt-sept fusillés du camp de Châteaubriant, est passé dans l'histoire comme un des symboles de la Résistance française. Le qualificatif de résistant, souvent utilisé à son propos, notamment dans les médias, est cependant l'objet d'un débat récent parmi quelques auteurs.
L'arrestation de son père en octobre 1939 est un événement marquant qui renforce son ardeur militante. D'abord réfugié avec sa mère et son frère Serge dans la Manche, il revient ensuite seul à Paris et milite clandestinement au sein des jeunesses communistes. En novembre, il écrit une lettre à Édouard Herriot, président de la Chambre des députés, demandant la libération de son père.

Lors de l'occupation de Paris par les allemands et l'instauration du régime de Vichy, Guy Môquet déploie une grande ardeur militante pour coller des "papillons" et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique du PCF durant l'été 1940.
Guy Môquet est arrêté, sur dénonciation, le 13  octobre 1940 à l'âge de 16 ans, au métro Gare de l'Est en compagnie de René Pignard, par trois inspecteurs de la police française de la Brigade spéciale de répression anticommuniste. René Grandjean, supérieur hiérarchique de Guy dans les jeunesses communistes, est également arrêté le 13 octobre et Georges Grünenberger, responsable du groupe, est lui-même arrêté le 15 octobre. Il est incarcéré à la prison de la Santé puis à Fresnes, Clairvaux et enfin au camp de Choisel à Châteaubriant.
Les policiers n'arrivent pas à établir de façon irréfutable la participation aux distributions de tracts de Guy Môquet, qui ne passe pas aux aveux, alors que ses camarades ont reconnu les faits et que Pignard et Granjean l'ont également mis en cause.
En octobre 1941, il sera désigné par les autorités de Vichy et fusillé en représailles avec 26 de ses camarades.

Il reste aujourd'hui ses lettres de détention écrites à sa mère et à son père arrêté lui aussi, et quelques témoins. Ces hommes et ces femmes qui l'ont connu étaient ses amis de quartier, fréquentaient le lycée Carnot, ont partagé sa détention à Châteaubriant et participé avec lui à ces actions qui étaient les premiers actes de résistance. Ils avaient 15 ans et vivaient l'occupation comme une humiliation avec sa part de soumission, de lâcheté et de trahison. Leurs visions du monde, leurs avenirs, étaient guidés par un enthousiasme et une foi sans borne que seule l'adolescence peut inspirer.

 

- Voir aussi :

LA RESISTANCE FRANCAISE : Vivre ou mourir

LA LIBÉRATION DE PARIS EN 1944 - La deuxième guerre mondiale en couleur

LA GESTAPO. L'arme absolue d'Hitler

L'HISTOIRE SECRÈTE DES WAFFEN SS D'HITLER

LA TRAQUE DES NAZIS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

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