MANGER SAIN : INFO OU INTOX ?

Publié le par Galaxien

Manger sain : Info ou intox ?, est un reportage (0h52) diffusé sur France 5 réalisé par Eric Wastiaux, une enquête sur les fruits, légumes et poissons dont les bienfaits sur la santé sont certains, mais qui peuvent s’avérer être des vrais poisons par la faute à des modes de cultures, d’élevages ou des traitements chimiques insencés, nocifs pour la santé humaine, animale et la nature.

 

 

Pas un jour, à notre époque, sans une nouvelle étude scientifique démontrant ce qu’Hippocrate, père de la médecine, enseignait il y a 2.500 ans : "Que ton aliment soit ta seule médecine !" Si on reconnaît aujourd’hui le lien important entre alimentation et santé, difficile de s’y retrouver.
Manger sain, c'est avoir une alimentation équilibrée, bénéficier des nutriments essentiels, mais aussi éviter au maximum certains produits toxiques ou polluants, et éviter les risques infectieux.
Cette enquête a pour but d’informer les consommateurs sur les risques qu’ils encourent sur le long terme et de proposer des solutions simples, efficaces et économiques, pour réduire au maximum l’exposition à des substances nocives dont on ignore parfois l’existence, et quelles sont les solutions pour se protéger.


Les pesticides que nous retrouvons dans nos fruits et légumes sont des perturbateurs endocriniens, mais ce n'est pas forcément la quantité ingérée qui est dangereuse, sauf pour les sujets les plus fragiles comme les enfants de 0 à 7 ans, ou lorsque vous êtes malade ou affaiblis.
Dans le reportage, on parle également de poissons d'élevages, qui sont nourris aux antibiotiques, et qui présentent un taux de mercure important. Même si l'Union Européenne a interdit certaines catégories d'antibiotiques considérés comme dangereux, les poissons qui proviennent hors U.E, comme par exemple le saumon de Norvège, ne sont pas concernés par les restrictions européenne, et sont donc nourris avec ces antibiotiques interdits en U.E. Le conseil donné et préconnisé est de consommer le plus possible de poissons de pêche que d'élevage, mais le poisson de pêche reste plus cher, et il faut vérifier la provenance...


Sur une route départementale près de Chartres, s'y trouve un distributeur automatique de légumes. C’est l’idée qu’a eue Fabien Bordier, un agriculteur de 27 ans, pour proposer ses légumes à un prix raisonnable aux consommateurs de plus en plus en demande de produits réellement sains.
Si les bienfaits de la consommation régulière de fruits et légumes ou de poisson sont indéniables pour les problèmes de surpoids ou de maladies cardiovasculaires, ces aliments peuvent, contre toute attente, être nocifs pour la santé, attention donc à ce qu'ils renferment. Mode de culture, mode d’élevage, traitements chimiques et conservateurs sont autant d’éléments qui dénaturent la qualité de ces aliments dont la consommation est pourtant vantée par les campagnes gouvernementales. Dans la ligne de mire, les pesticides et leur action de perturbateurs endocriniens. Ces derniers peuvent être cause d’obésité, de diabète, de troubles de la fertilité et de certains cancers. 


C'est plus de 120 substances chimiques ingérées par les repas en une journée. Dans ces 120 substances chimiques, une quarantaine de produits sont classés comme étant des cancérigènes possibles, et une vingtaine sont des perturbateurs endocriniens.
Cependant, les fruits et légumes sont une source importante de contamination. Ces aliments représentent le quart des cas d’intoxications alimentaires, explique Rick Holley. Nos données montrent qu’il y a 20 ans, les intoxications alimentaires d’origine animale étaient beaucoup plus fréquentes que celles d’origine végétale. Or, aujourd’hui, les fruits et légumes représentent presque la moitié des cas d’intoxications alimentaires. Les fruits et légumes deviennent dangereux non à cause de leurs propriétés naturelles, mais à cause de tout ce qui y est ajouté dès la culture.


Egalement, selon Claude Reiss, ancien Biologiste moléculaire au CNRS, la principale source de produits chimiques dangereux pour l’homme se trouve dans l’alimentation.
Les effets nocifs des pesticides sont démultipliés lorsqu’ils sont associés. Une très faible concentration peut donc donner lieu à d’importants problèmes de santé par effet de synergie, comme le démontre cette étude réalisée sur du raisin de table : Sur dix fongicides différents présents dans le même raisin, trois ont été pris pour l’étude. Pris individuellement, les trois fongicides n’ont pratiquement pas d’effets nocifs, mais pris ensemble, les effets synergiques sont démultipliés...
Ces effets sont renforcés par la condition de vie dans laquelle se trouve l’individu au moment de sa consommation.


Pour éviter les pesticides et pour une valeur nutritionnelle supérieure, outre le fait que les aliments bio possèdent une valeur nutritionnelle supérieure ainsi qu'un meilleur équilibre en éléments minéraux et en oligo-éléments, consommer bio c’est tout d’abord la garantie d’une teneur en nitrates et en pesticides nettement réduite.
Ainsi, des chercheurs de l’Université de Washington ont comparé les urines d’enfants de 2 à 5 ans, selon qu’ils soient nourris avec des produits issus de l’agriculture conventionnelle, ou avec une alimentation bio. Ils ont retrouvé chez les premiers des résidus de pesticides atteignant jusqu’à 4 fois le seuil autorisé aux Etats-Unis !


Parce que les méfaits des pesticides sur la santé sont plus qu’avérés, Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS, s’est exprimé dans le journal Le Monde à propos de la dangerosité des pesticides : "Nous mangeons trois repas par jour et chaque fois plusieurs aliments contaminés par plusieurs pesticides. Ces agents s’accumulent dans nos tissus. On leur attribue un rôle causal dans des pathologies hormono-dépendantes, comme les cancers du sein, l'infertilité masculine ou anomalies du sexe des garçons, des maladies neurologiques type Parkinson, des lymphomes et autres cancers ainsi que leucémies." De réelles précautions s’imposent !


Tout d’abord, retenez que mieux vaut manger des légumes frais non bio que pas de légumes du tout, et qu’un légume non bio très frais sera supérieur à un légume bio stocké depuis plus d’une semaine dans votre réfrigérateur. En pratique, évitez tous les produits transformés, les supermarchés, et privilégiez les marchés ou l’achat en direct aux producteurs.
Malheureusement, le public n’est pas forcément conscient de l’importance des questions liées aux risques de contaminations alimentaires jusqu’au jour où une catastrophe fait la une des informations ou qu'elle le touche personnellement.
Alors, comment savoir si ce que l’on mange est vraiment sain, en dépit des apparences ?  Ce documentaire tente de nous éclairer sur le traitement de ces aliments, qui dénaturent parfois le produit et qui apporte plus de mal que de bien.



- Voir aussi :

MANGER PEUT-IL NUIRE A NOTRE SANTE ?

BIO : Les dessous du vrai et faux de cette alimentation

PLATS PRÉPARÉS : QUE CACHENT-ILS ?

LA MORT EST DANS LE PRE - Pesticides et Santé

NOTRE POISON QUOTIDIEN, de Marie-Monique Robin


Publié dans Société - Humanité

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