INDUSTRIE DU TABAC : LA GRANDE MANIPULATION

Publié le par Galaxien

Industrie du tabac, la grande manipulation, est un reportage (1h55) de l'émission Cash Investigation présenté par Elise Lucet, qui nous plonge dans la face cachée et les coulisses de l'industrie du tabac avec ses méfaits, ses lobbys, ses conflits d'intérêts faisant passer celui de l'argent avant celui de la santé, et qui met au jour le jeu d'influence des cigarettiers par le fichage et la surveillance systématique des élus, leurs liens troublants entre l'industrie et les autorités politiques.

 

Le reportage d'Elise Lucet sur le tabac et ses méfaits, ses lobbys, ses conflits d'intérêts qui font passer celui de l'argent avant celui de la santé, est édifiant. Toutes les 7 secondes, une personne en France meurt d'une maladie liée au tabac, et toutes les 7 secondes, les géants du tabac réalisent, eux, un chiffre d'affaire de plus de 14 millions d'euros ! Il tue chaque année 73.000 personnes en France et coûte des milliards d'euros à la collectivité.
Le tabac est la première cause de mortalité dans le monde, alors pourquoi les bénéfices des grandes compagnies sont-elles toujours en hausse ? Le journaliste Laurent Richard a enquêté pendant un an dans les coulisses de cette industrie et révèle les pires stratégies secrètes cachées des multinationales du secteur. Documents confidentiels à l'appui, et grâce à des interviews exclusives, il met à jour le jeu d'influence des cigarettiers dans les couloirs des institutions françaises et européennes. Son enquête révèle notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois elle-même, la loi.

Le documentaire, qui plonge les téléspectateurs dans une profonde sidération, est exceptionnel à plusieurs titres. Il l’est d’abord par son sujet, car le tabagisme est la première cause de mortalité évitable dans le monde et tue prématurément 700.000 européens chaque année. Il l’est ensuite par la vigueur de l’enquête conduite, par la portée de ses révélations et, enfin, par la nature même des sources qui le nourrissent.
Laurent Richard et Elise Lucet ont eu accès à environ 600 pages de documents internes de Philip Morris, certains ne remontant qu’à 2012. Une petite part du contenu de cette archive, un fichier détaillé des 750 députés européens, avait déjà été révélée par Le Parisien, en septembre 2013. L’examen des fiches montre une surveillance systématique et méthodique des parlementaires. Celui-ci est "à surveiller", tel autre est en recherche de visibilité politique ou a provoqué un accident de la route sous l’emprise de l’alcool…

Les mémos du cigarettier montrent que la plupart des amendements destinés à affaiblir la directive européenne sur le tabac ont été rédigés, à la virgule près, par les lobbyistes de l’industrie. Parmi les eurodéputés adeptes du copier-coller, Gaston Franco et Jean-Pierre Audy de l'UMP, dont les prestations, face à la caméra de Laurent Richard, constituent un spectaculaire désastre.
Le premier reconnaît sans ambages avoir repris intégralement à son compte 16 des 18 propositions d’amendement, que lui ont soumis les lobbyistes de Philip Morris. "Seize sur dix-huit, cela montre que nous avons quand même une marge d’appréciation", répond paisiblement M. Franco. "J’ai l’impression d’être mieux informé, précise-t-il, quand un lobbyiste sort de mon bureau." S’indigne-t-il d’avoir été fiché ? Pas le moins du monde. "N’importe quel commercial a un fichier client, répond-il à Laurent Richard, et dans cette affaire, le client c’est moi !"

Au-delà de l’attitude de tel ou tel parlementaire, le reportage met également au jour, et c’est probablement l’une des informations la plus perturbante de celui-ci, les relations financières nouées de longue date entre les quatre géants du tabac et la Commission européenne qui, selon le documentaire, reçoit plusieurs dizaines de millions d’euros par an au titre d’accords contractuels passés avec Philip Morris et consorts, dont les détails ne sont pas publics.
Le documentaire démontre également comment certains géants du tabac tentent d'amadouer les Etats en vantant les économies sur les retraites engendrées par la mort des fumeurs...

On y voit aussi l’épisode du Dalligate, le limogeage par l’ancien président de la Commission José-Manuel Barroso en octobre 2012, de John Dalli, le commissaire européen à la santé des consommateurs. M. Dalli avait été accusé d’avoir tenté de monnayer ses bonnes grâces auprès de l’industrie du tabac, mais les documents internes de Philip Morris cités dans le reportage montrent au contraire que le cigarettier, selon les termes de ses propres mémos, entendait en 2012 "cibler le commissaire européen à la santé", et ce, en utilisant les médias locaux et internationaux. D’autres mémos internes du cigarettier n’excluent pas de mettre en œuvre des mesures extrêmes dissimulées pour lutter contre la directive honnie. L’affaire John Dalli est d’autant plus perturbante que l’essentiel des accusations portées contre l’intéressé sont tombées d’elles-mêmes alors que, dans le même temps, des membres du cabinet de M. Barroso ont eu, au cours de cette période, plusieurs réunions non déclarées avec les lobbyistes des cigarettiers.

N’ayant pas réussi à obtenir un rendez-vous avec M. Barroso, Elise Lucet le poursuit littéralement à la sortie du Parlement de Strasbourg. Il est lancé dans une fuite éperdue, refuse de répondre, s’enferre dans le silence. Pour l’image de l’ancien président de la Commission, la scène est dévastatrice.
Lorsqu’ils sont acceptés, certains face-à-face tournent au jeu de massacre. La caméra capte impitoyablement les regards fuyants, les fronts en nage, les sourires crispés, les dénégations maladroites. Le porte-parole de Philip Morris et le directeur général de l’Office européen de lutte anti-fraude OLAF, n’y échappent pas. Même l’ancienne déontologue de l’Assemblée nationale, Noëlle Lenoir, se retrouve prise au piège de ses contradictions et de ses conflits d’intérêts.

Heureusement, on y voit aussi des parlementaires soucieux de l’intérêt général soutenir des adversaires politiques attaqués par les cigarettiers. Le 26 septembre 2014, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, déclarait la guerre au tabagisme en annonçant l'instauration du paquet neutre, sans marque, ni logo.
Les cigarettiers sont déjà prêts à se lancer dans une violente contre-attaque du projet de loi de Marisol Touraine. Si la loi est adoptée au début de l'année 2015, les cigarettiers envisagent de saisir les tribunaux pour demander 20 milliards d'euros de dommages et intérets au gouvernement français pour expropriation de leur marque. La santé publique serait-elle menacée par la toute puissance des cigarettiers ?
Si vous êtes fumeur, faites vous aider pour arrêter, car en fumant, vous perdez votre vie et enrichissez des gens sans scrupules ni aucune moralité.

- Cash Investigation :
Liste des reportages de l'émission

 

- Voir aussi :

TABAC : CONSPIRATION ET MANIPULATION

INFOS ET SCANDALES

La cigarette électronique est-elle sans danger ?

Complément d'enquête : La cigarette électronique

 

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jonathan 08/06/2015 21:28

et les gars pour inventer des connerie soyer quand même un peux intelligent. vous dit que 1 personne meurt tu tabac toute les 7 seconde et que par an cela fait 73.000 personnes morte. mais voici un petit calcul:
1:7 (pour faire le nombre de mort par seconde) = 0,1428571428571429
0.1428571428571429 fois 60 pour faire par minute = 8,57142857142871
8.57142857142871 fois 60 pour faire par heure = 514.
,2857142857143
514.2857142857143 fois 24 pour faire par jour = 12342,85714285714
12342.85714285714 fois 365 pour faire par ans = 4505142,857142857
on est quand même largement au dessus des 73.000 personne morte par ans de la cigarette en France

mouton 20/10/2014 23:03

révoltant , tout simplement révoltant!!!!!!!