CAPITALISME : Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?

Publié le par Galaxien

Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?, est un documentaire (0h53) de la série Capitalisme qui revient sur l'histoire et les mécanismes du capitalisme, démontrant comment, au fil des siècles, les penseurs spécialisés ont réussi à convaincre le grand public que celui-ci était le mode d'organisation naturel des sociétés.  Episode N°3.   Patientez ou cliquez sur "start vidéo".

 

Si David Ricardo et Thomas Malthus ne sont pas aussi connus du grand public qu’Adam Smith peut l’être, on les considère néanmoins comme fondamentaux dans la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis 40 ans, l’économie s’est mondialisée selon la vision de David Ricardo de "l’avantage comparatif" et a conditionné notre adhésion à la logique du marché.
Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix nécessaire à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu’est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l’histoire des quatre dernières décennies s’explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ?


En six épisodes d'une heure, en liens ci-dessous, la série nous conduit de l'Angleterre du XVIIIe à la Chine d'aujourd'hui, en passant par l'Allemagne ou l'Amérique des années 1930, sans oublier l'URSS et les tribus primitives du Pérou.
On y découvre la pensée d'Adam Smith, père de La main invisible des marchés, celle par laquelle l'économie s'autorégule, selon les libéraux. On participe à la controverse qui a opposé Keynes pour qui l'Etat doit dépenser plus pour sortir l'économie de la crise, et Hayek, pour qui on ne sort d'une crise qu'en faisant davantage de réformes qui améliorent le fonctionnement du marché.

D’où vient le capitalisme ? D’une évolution naturelle de nos sociétés ou de théories élaborées au fil des changements politiques et technologiques ? Le réalisateur Ilan Ziv, qui d'habitude plonge plutôt dans les sujets liés aux droits de l'homme, à la diaspora juive ou à l'histoire contemporaine, part d'un principe, que tous les repères sont brouillés.
Il nous invite à suivre des étudiants chinois en pèlerinage sur la trace des prophètes des temps modernes que sont devenus les économistes. Les uns se retrouvent à Kirkcaldy, en Ecosse, sur la sépulture d'Adam Smith, les autres dans le cimetière de Highgate, au nord de Londres, sur la tombe de Karl Marx...

Ilan Ziv revient à la question essentielle : Le capitalisme est-il l'organisation la plus naturelle des relations humaines ou une construction théorique qui peut se révéler dangereuse ? Pour y répondre, il remonte jusqu'aux physiocrates, comme le français François Quesnay, qui cherchaient à comprendre la circulation des flux économiques comme l'on étudiait celle du sang dans le corps humain.
Il convoque à l'écran des anthropologues pour évaluer la réalité d'"homo economicus", et il se laisse séduire par un économiste bien moins connu que Smith, Ricardo, Marx ou Keynes pour conclure sa série, l'Autrichien Karl Polanyi, pour qui il faut savoir remettre l'économie à sa juste place car les relations économiques ne doivent pas gouverner les relations sociales. Le pire des systèmes ?

Cela nous aide-t-il vraiment à comprendre tous les ressorts du capitalisme ? Peut-on se limiter pour cela aux penseurs et à l'histoire ? Ne devrait-on pas plutôt disséquer la création de richesse en partant de l'entreprise et de l'entrepreneur ? Les détracteurs d'Ilan Ziv vous conseilleront de regarder le biopic de Steve Jobs, fondateur d'Apple, ou de lire le livre de Jean Peyrelevade, "Histoire d'une névrose, La France et son économie". Ce dernier s'interroge longuement sur un mystère : Pourquoi l'enrichissement individuel est-il si mal vu chez nous et comment expliquer que nos Constitutions ignorent l'entreprise depuis deux siècles ?

Au final, Ilan Ziv ne vient pas vraiment à bout du célèbre adage selon lequel "le capitalisme est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres". Et il est fort probable que la fameuse petite phrase qui fit gagner la présidentielle de 1992 à Bill Clinton opposé à George Bush père, "It's the economy, stupid !", rythme encore beaucoup de campagnes électorales, comme on a vu avec la campagne présidentielle de François Hollande.
Mainmise du capitalisme financier sur la production, évolution des modèles économiques, blanchiment d’argent, alternatives à la croissance…, une enquête rigoureuse qui ne craint pas de renverser les vieilles idoles et de mettre à mal les idées reçues. Plus d’une vingtaine d’intervenants à la pointe de l’actualité économique nous éclairent pour ce voyage dans le monde de l’après-crise 2008, sur les traces des grands penseurs qui ont jalonné l’histoire du capitalisme.
(Arte TV)

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- Les six épisodes de Capitalisme :

N°1 : Adam Smith, à l'origine du libre marché ?

N°2 : La richesse des nations

N°3 : Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?

N°4 : Et si Marx avait raison ?

N°5 : Keynes - Hayek, un combat truqué ?

N°6 : Karl Polanyi, le facteur humain

 


- Voir aussi :

Société - Humanité : Liste des documentaires

Faits Divers - Tragédies : Liste des documentaires

Interview - Débat : Liste des émissions

Théorie du Silence - Top Secret : Liste des documentaires

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