JFK, AUTOPSIE D'UN COMPLOT

Publié le par Galaxien

JFK, autopsie d’un complot, est un documentaire (0h55) qui revient sur l'assassinat du président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy en 1963 à Dallas, au Texas. La version officielle est remise en cause par de nombreuses thèses laissant penser à un crime organisé. Malgré différents faits appuyés par des nouvelles enquêtes, les causes du meurtre de JFK restent encore aujourd'hui non-élucidées complètement.

 

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, président des Etats-Unis, est assassiné en plein centre de Dallas, au Texas. Depuis cinquante ans, la version officielle reste la même, JFK aurait été tué par Lee Harvey Oswald, un jeune homme de vingt-quatre ans, qui a éte ensuite victime d'un accès de folie de Jack Ruby.
William Reymond a, depuis quelques années, emprunté les pistes non suivies par le FBI. Bientôt rejoint par Bernard Nicolas, le journaliste a poursuivi ses investigations et a réussi, à partir d'une empreinte, à identifier un autre assassin, un tueur professionnel dont le parcours éclaire d'un jour nouveau le meurtre du président Kennedy. Témoignages inédits, documents secrets et enregistrements clandestins viennent étayer la thèse d'un assassinat organisé. Ils reviennent sur une enquête parfois orientée par les autorités et révèlent ainsi que derrière le meurtre semble se cacher un complot…
JFK, c'est aussi le symbole d'un charisme, d'une force et d'une jeunesse, figés dans l'éternité par cette mort brutale. Et si le meurtre de JFK n’était que complot et manipulations ? Et si des preuves avaient été volontairement écartées ? Connaîtrons-nous un jour la vérité ?

Lee Harvey Oswald, la mafia, le KGB, l'URSS, Fidel Castro, la CIA ou le FBI ? Qui a tué Kennedy. La thèse officielle de l'assassinat de JFK a été "scellée" par le rapport de la Commission Warren, du nom du président de la Cour Suprême, qui avait été mandaté par le président Johnson pour diriger les auditions dès le 29 novembre 1963. Ses conclusions ont été rendues publiques un an après au sein de vingt-six volumes de documents et de compte-rendus d’auditions.
Selon la Commission Warren, Lee Harvey Oswald a agi seul, pour un motif mal défini. Il a tiré trois coups de feu à partir d’une fenêtre du cinquième étage de l’immeuble du Dépôt de livres scolaires d'où trois douilles y ont été retrouvées. La première aurait manqué sa cible. La deuxième aurait atteint le cou du président, par derrière, et aurait poursuivi sa course pour toucher le gouverneur Connolly, placé dans la limousine devant le président. La troisième balle aurait mortellement touché le président à l’arrière de la tête.
Les opposants les plus virulents à cette thèse parlent de documents falsifiés et d’une biographie un peu trop idéale et trop complète communiquée à la presse par les autorités, quelques heures à peine après l’arrestation d’Oswald.

La question du deuxième tireur : Alors que dès 1963, 52% des américains croient à un complot, la question précise de la balistique a été de nouveau soulevée par le Comité de la Chambre des représentants sur les assassinats entre 1976 et 1978. Dans son rapport rendu public en 1979, ce groupe de parlementaires fédéraux critique ouvertement les travaux et les conclusions de la Commission Warren.
Bien qu’il valide le fait que Oswald a bien tiré trois fois et qu’il a tué JFK par l’arrière, le comité estime "à 95%" la probabilité d’un second tireur, placé derrière une palissade en haut d’un talus, en face et de côté. De nombreux témoignages de personnes de la foule vont dans ce sens. Les parlementaires s’appuient notamment sur des expertises acoustiques des sons enregistrés sur place par les micros de la police. Ces expertises seront critiquées plus tard. L’ensemble des conclusions du Comité ne seront pas connues avant 2029, soit cinquante ans après la fin de ses travaux.

La "balle magique" : Popularisée par le film d’Oliver Stone "JFK" en 1991, la thèse de la balle magique laisse sceptique. Selon la Commission Warren, la deuxième balle tirée par Oswald transperse le président par le cou, puis finit dans la partie opposée du dos du gouverneur Connolly, assis devant Kennedy. Pour se faire, la balle aurait dû tourner et changer de direction. Selon l’un des médecins qui a tenté de sauver Kennedy à l’hôpital Parkland, le Dr Robert McClelland, JFK aurait été touché par deux balles tirées de deux différentes positions.
La première, par Oswald, serait entrée à l’arrière du cou du président pour ressortir par sa gorge. Cela correspond aux images du film Zapruder, où l’on voit clairement le président se tenir la gorge. La seconde aurait, selon le médecin, frappé le président en pleine tête, de face, pour ressortir à l’arrière de son crâne, vers le bas à droite. Sur le film, la tête de JFK est en effet projetée à l’arrière et vers la gauche, ce qui s’expliquerait par un tir provenant de derrière la fameuse palissade. Mais le Dr McClelland, s’il a vu la blessure de “sortie” à l’arrière du crâne, n’a pas souvenir de la blessure d’entrée, qui aurait dû se trouver vers le haut du front. “Peut-être sous ses cheveux”, confie-t-il. L’autopsie officielle, réalisée dans un hôpital naval de Washington, sera très contestée.

Plusieurs théories du complot, entre-autres :
1. La mafia :

Alimentée par les liens de Jack Ruby, qui aurait assassiné Oswald pour l’empêcher de parler, avec la pègre et de Oswald lui-même avec des gangsters de la Nouvelle-Orléans, cette théorie repose sur le fait que les Kennedy auraient été politiquement et financièrement été aidés par la mafia italo-américaine. Mais après l’accession de John à la présidence et la nomination de Robert comme ministre de la justice, les frères auraient porté de rudes coups contre le crime organisé. D’où l’assassinat “vengeance” du président.

2. L’URSS et le KGB :
De 1959 à 1962, Lee Harvey Oswald vit en Union soviétique, où il rencontre sa femme Marina, une nièce d’un gradé du KGB. D’où les rumeurs sur l’appartenance du tueur aux services secrets soviétiques. Une théorie qui a été mise à mal depuis la chute de l’URSS, où témoins et documents ont prouvé qu’il n’y avait pas de plan pour tuer Kennedy.

3. Cuba :
Selon l’enquête officielle, Oswald aurait tenté de se rendre à Cuba en 1963. Fidel Castro aurait eu à coeur de faire tuer JFK, pour se venger des différentes tentatives d’assassinats sur lui-même de la part des Etats-Unis, notamment.

4. Des éléments anti-Castro :
Plusieurs centaines de groupes anti-castristes, particulièrement en Floride, étaient déjà formés aux Etats-Unis. La thèse voudrait qu’ils auraient été déçus que JFK n’appuie pas l’opération de la Baie des cochons en 1961, une invasion de l’île par les américains fomentée par la CIA et dont Kennedy a dit ne pas être au courant. Et surtout, après la crise des missiles de 1962, que le président admette ne pas vouloir envahir Cuba pour renverser Castro. Oswald était lié à plusieurs anti-castristes notoires, d'après les enquêtes officielles.

5. Le complot de l’intérieur : La CIA, le FBI et Lyndon Johnson :
C’est la thèse la plus prisée. Des éléments extrêmes des services de renseignements extérieurs, la CIA, Central Intelligence Agency, voire du FBI, Federal Bureau of Investigation, et du complexe militaro-industriel, auraient voulu supprimer Kennedy de crainte qu’il infléchisse la politique étrangère des Etats-Unis face au communisme, et en particulier au sujet du Vietnam. Sous Kennedy, le nombre d’officiers aidant le régime du Vietnam du Sud a cependant fortement augmenté, préparant, de facto, la future guerre, mais JFK n’est pas perçu comme un va-t-en guerre.

Quant à la piste Johnson, qui souvent s’ajoute à celle du "coup d’Etat de l’intérieur", elle séduit volontiers car le crime lui a profité. En 1960, il est encore le sénateur du Texas, vieux politicien du Sud à la réputation sulfureuse. Il est l’adversaire principal de Kennedy au cours des élections primaires démocrates et c’est à l’arrachée, à la convention de Los Angeles, que JFK obtient la nomination du parti. Pour rassembler et s’octroyer les votes du grand Sud, il choisit Lyndon Johnson comme son colistier. Il devient ainsi vice-président lors de la victoire de novembre 1960, et comme le stipule la Constitution, c’est lui qui entre en fonction après la mort du président. Les deux hommes n’ont jamais été complices politiquement et personnellement. Un livre, "LBJ, The Mastermind", appuie la thèse de son implication dans l’assassinat.
(metronews./jfk-la-these-officielle-mise-en-cause-par-les-theories-du-complot)

"J’étais convaincu que s’il s’agissait d’une conspiration, alors seul le groupe de J. Edgar Hoover avait pu l’organiser" , affirme Neil Gallagher. Hoover haïssait les Kennedy. Directeur du FBI depuis 37 ans, il exerçait une véritable terreur sur le peuple américain et sur ces élus, à travers les mises sous écoute, les persécutions et le chantage. Pour Gallagher, la thèse officielle du tireur solitaire, Lee Harvey Oswald, ne tenait pas : "Il est impossible qu’Oswald n’ait pas été surveillé au millimètre par les services de Hoover. Leur travail était précisément de contrôler toute personne passant par l’Ambassade soviétique." De plus, Oswald était lié au groupe de Clay Shaw de la Nouvelle Orléans.
A travers Permindex, une société écran en liaison avec la CIA, le MI6 britannique et la Division 5 du FBI, ce groupe était au cœur de l’assassinat de JFK, comme l’ont montré les enquêtes menées par le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison.

 

- JFK, Dallas 1963, une journée particulière.

 

- Voir aussi :

JOHN FITZGERALD KENNEDY, l'histoire de son assassinat

MARTIN LUTHER KING, l'assassinat

LA FACE CACHÉE DE LA C.I.A

GLADIO, L'ARMÉE SECRÈTE DE L'OTAN 

MÉDIAS DE MASSE : DÉSINFORMATION ET MANIPULATION DU PEUPLE

PRINCESSE DIANA, la thèse de l'attentat

COLUCHE, UN CLOWN ENNEMI D’ÉTAT

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