MANGER PLUS POUR SE NOURRIR MOINS

Publié le par Galaxien

Manger plus pour se nourrir moins, est un documentaire (0h52) qui nous rappel que depuis quelques décennies, les aliments tels que les fruits, légumes, viandes, lait frais, œufs, pain, que nous consommons aujourd’hui, ont perdu jusqu’à 75% de leur valeur nutritive à cause de la mondialisation, pour produire toujours plus sans respecter la nature ni la santé des gens. Grâce à des explications ludiques et des témoignages surprenants, cette analyse tente de réveiller les consciences et de faire passer un message aux consommateurs.

 

Alors que dans les pays développés nos apports caloriques augmentent, emmenés joyeusement par la malbouffe et tous les plats industriels préparés, la plupart des aliments non transformés que nous consommons, légumes, céréales, fruits, etc., se vident de leurs substances nutritionnelles.
Même si la plupart d’entre nous mangeons à notre faim, nous souffrons tous d’une carence en différents micronutriments comme le fer, cuivre, zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines, même ceux qui parmi nous font des efforts pour avoir une alimentation équilibrée, et même ceux qui ont fait du controversé 5 fruits et légumes par jour leur credo.
Une enquête minutieuse, solidement documentée, qui permet d'y voir plus clair concernant l'alimentation d'aujourd'hui, en passant des États-Unis à l'Allemagne, et de l'Angleterre à la France.

Au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive. Nos sociétés occidentales ont suivi un régime riche en glucides et en graisses ces dernières décennies. Manger plus n'est pas forcément se nourrir plus et encore moins se nourrir mieux. Si l'on voulait retrouver les qualités nutritionnelles d'un fruit ou légume des années 1950, il faudrait en avaler une demi-cagette !
Cela serait pareil pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 1950, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture, les pesticides et autres additifs, autant d’outils qui ont permis aux agriculteurs et producteurs d’obtenir un meilleur rendement. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité.

Le lien entre le rendement et la valeur nutritionnelle des aliments n'est pas anodin. Pour répondre à un besoin très important de la population au lendemain de la Seconde guerre mondiale, il a fallu augmenter les rendements. Cette hausse de la productivité a induit des coûts cachés, en l’occurrence une baisse de la valeur nutritive des aliments.
A une forte échelle et à long terme, l'agriculture intensive pose un gros risque en terme de salubrité alimentaire et de santé, car plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

La recherche du profit a fait naitre de nouvelles techniques. L'utilisation intensive de pesticides et d'herbicides a ainsi profondément modifié la structure et la qualité des sols. Les engrais ont permis d'augmenter significativement la vitesse de croissance des plantes, mais dans le même temps les micronutriments disposent de moins de temps pour se fixer.
Au final, ces techniques intensives et irraisonnées n'ont fait qu'épuiser les sols, dont la teneur globale en nutriments ne cesse de diminuer. Certains sols sont morts à 95% ! La quasi totalité de la biodiversité a été anéantie par les pesticides.

Depuis 1997, des dizaines d'études aussi bien universitaires que diététiques et ce, partout sur planète, tendent à confirmer que la chute de la concentration en nutriments dans nos aliments est une réalité.
Les éléments de preuve ne manquent pas pour décrire ce phénomène. Les données recueillies par les gouvernements, qui ne font rien puisqu'ils sont soumis aux lobbies, foisonnent et démontrent toutes que la teneur en éléments nutritifs essentiels des différents aliments analysés a baissé parfois jusqu'à atteindre des baisses de 10 à 50% de la teneur en fer, zinc, calcium, sélénium, soit des éléments essentiels que l'on trouve dans l'alimentation.

Bernard Lavallée est un nutritionniste montréalais, membre de l'Ordre professionnel des diététiciens du Québec. Il explique une des causes de la baisse générale de la valeur nutritionnelle des aliments par les exigences de la logistique et de la grande distribution qui perturbe le cycle de maturité des fruits et accentue la perte d'éléments nutritionnels. Pour mieux résister au transport, les fruits et les légumes sont souvent cueillis avant d’être mûrs. Cela affecte la quantité de nutriments qu’ils contiennent.
D'autre part, la politique marketing du secteur de la grande distribution est de proposer des fruits et légumes esthétiques dans les rayons, un produit qui brillera plus par ses qualités esthétiques que nutritionnelles. On mesure là tout le rôle des consommateurs, lesquels se montrent frileux, à tort, pour acheter des produits qui n'entrent pas dans des normes esthétiques.

Si l'agriculture bio fournit globalement des rendements inférieurs et ne répond pas à une logique de rentabilité, il n'en demeure pas moins que la qualité des produits est bien souvent supérieure à l'agriculture intensive. La teneur en nutriments y est aussi plus élevée.
Aussi, les chercheurs mettent en garde, car si les agriculteurs bio développent un système riche en productivité pour rivaliser avec les rendements des exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’amoindrir, ce qui est déjà le cas des produits de grande distribution/production.

 

- Voir aussi :

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