NOIRE FINANCE : Le bal des vautours

Publié le par Galaxien

Noire finance, Le bal des vautours, est un documentaire (0h55) sur le processus qui a abouti à la crise actuelle dans laquelle tout est bon pour s’enrichir, même si la société devient de plus en plus injuste, et si les populations deviennent pauvres avec ce système financier surpuissant devenu incontrôlable et opaque.  

 

Cette seconde et dernière partie, Le bal des vautours, montre comment, à travers l'éclatement de la bulle immobilière et la crise des subprimes des années 2000, le "piège à pauvres" s'est refermé. Le film décortique les rouages de la machine à dette et expose avec clarté les logiques boursières qui ont mené à la crise mondiale actuelle.
Dénonçant l'impunité des "banksters" et leur emprise sur la classe politique occidentale, sachant qu'aux États-Unis on parle même d'un gouvernement Goldman Sachs, les réalisateurs concluent leur enquête sur un chiffre éloquent, celui des principaux dirigeants financiers mondiaux qui totalisent 95 milliards de dollars de salaire alors qu'ils ont accumulé 1000 milliards de perte…
Pourquoi personne n’a rien vu venir ? Pourquoi n’a-t-on pu empêcher la catastrophe ? Et pourquoi rien ne semble devoir changer ?


Cet article, provenant du site en lien ci-dessous, donne les raisons du documentaire, évoqués par Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi. Pourquoi la crise ? Pourquoi faut-il renflouer les banques quand les entreprises ferment, quand l'euro est attaqué, et quand l'état croule sous les dettes ?
Cette enquête nous aide à comprendre la grave crise bancaire et financière qui bouleverse l'économie mondiale depuis 5 ans. Elle nous entraîne au cœur d'un nouveau système capitaliste que plus personne ne maîtrise. Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres, et l'État n'y fait rien. Peut-on encore arrêter la finance noire ? Et comment ?
Sujet de grande actualité, récurrent et qui le restera encore un long moment. Indispensable pour comprendre les raisons de la crise économique et financière qui menace la stabilité de la planète.


La victoire de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, en 1979, suivie de celle de Ronald Reagan aux États-Unis, en 1980, a marqué le début d’une révolution néolibérale qui a profondément transformé le capitalisme, un cycle qui s’est achevé en 2007 lorsque la crise des subprimes a éclatée aux États-Unis avant de contaminer le reste de l’occident.
Les deux dirigeants anglo-saxons, adeptes convaincus du libre jeu du marché, entourés de conseillers économiques provenant des plus grandes banques, se sont lancés dans une entreprise de déréglementation sans précédent et pan par pan, c’est tout l’héritage de la grande dépression de 1929 et de l’après-guerre qui a été démantelé.
Le premier choc avait été donné par Richard Nixon qui, à cause de la guerre du Vietnam qui a fait exploser l’endettement américain, a mis fin unilatéralement à la convertibilité du dollar en or en 1973.
Les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont vu leur secteur industriel s’effondrer, ont décidé de financer le développement à crédit. Pour faciliter le crédit il fallait libérer la finance de toute contrainte et l’autoriser à prendre des risques pour faire tourner la machine.


Cette entreprise a été poursuivie par les successeurs de Reagan et Thatcher, qu'ils soient conservateurs ou de gauche. L’ironie veut que le dernier acte du démocrate Bill Clinton ait été de signer, dans le bureau ovale, une loi de plusieurs milliers de pages achevant de faire sauter les derniers verrous qui empêchaient les marchés financiers de faire ce qu'ils voulaient. C’est en particulier grâce à cette loi que le marché des dérivés, dont les fameux CDS, a explosé. En huit ans, il est passé de quelques centaines de milliards de dollars à plus de 60.000 milliards de dollars, quasiment aucun contrôle n’existe et ils permettent toutes les prises de risques. C’est aussi cette loi, copiée en Europe, qui a permis les ventes à découvert, instrument privilégié des spéculateurs.


En quelques années, le vieux capitalisme est balayé, on entre dans l’ère de la financiarisation à outrance, celle de l’endettement généralisé, celle du capitalisme de pari où le profit immédiat l’emporte sur l’investissement, où les risques ne sont plus supportés par l’apporteur en capital, mais par les investisseurs du monde entier.
Une élite financière s'est créée. Un fossé profond s'est creusé entre la sphère financière et la sphère productive. La finance globale s'est mise à dériver. Un oligopole de grandes banques est devenu facteur d'instabilité, favorisant d'immenses inégalités. Jusqu'à ce que la réalité revienne au galop.
Après les premières alertes, effondrement boursier de 1987, crise des dettes publiques en Asie et en Amérique latine, explosion de la bulle internet en 2000, en 2007, c'est tout le système qui implose. "Toute l'économie est saccagée", dénonce Georges Soros pourtant grand spéculateur.
(fabriziocalvi.com/noire-finance.ws)


Une enquête magistrale au cœur d'un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise, et qui plonge le monde dans de graves turbulences. Ce double reportage illustre bien le caractère criminel du système financier qui a proliféré grâce à la déréglementation, et la complicité active de certains ir responsables politiques.
Aujourd’hui, ce système qui se veut incontrôlable nous tient à la gorge. La crise n’a abouti qu'à rendre Wall Street et la City plus puissantes que jamais.



- Le premier documentaire :

LA GRANDE POMPE A PHYNANCE



- Voir aussi :

GOLDMAN SACHS - Les Nouveaux Maîtres du Monde ?

GOLDMAN SACHS - La banque qui dirige le monde

BANKSTER : BANQUIER OU GANGSTER ?

L'IVRESSE DU POUVOIR - Comportement social

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FINANCE ET CRISE MONDIALE

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